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Fiche Google Business pour psychologue : la checklist

Champ par champ, en s'appuyant uniquement sur ce que Google documente lui-même — et en traitant sérieusement les deux questions qui inquiètent : l'adresse du cabinet et les avis.

Publié le 26 septembre 2026

Quand quelqu'un tape « psychologue » suivi du nom de sa ville, ce qu'il voit d'abord n'est ni votre site ni votre profil Doctolib : c'est une carte, avec trois fiches dessus. Si la vôtre n'existe pas, ou existe sans être revendiquée, vous n'êtes pas dans la conversation — et vous ne le saurez jamais, puisque personne ne vous appelle pour vous dire qu'il ne vous a pas trouvé.

Ce guide suit les champs de la fiche dans l'ordre où ils comptent pour un cabinet de psychologue en libéral. Chaque règle citée vient de la documentation de Google ; quand Google ne dit rien, ce guide le dit aussi, plutôt que de deviner à votre place.

D'abord : la fiche existe peut-être déjà sans vous

Une fiche peut avoir été créée automatiquement ou par un tiers. Revendiquer, ce n'est donc pas forcément créer. Google est explicite sur l'intérêt de la validation : elle lui indique que vous êtes autorisé à représenter l'établissement, et une fiche validée a plus de chances d'apparaître dans les résultats.

Les méthodes de validation documentées par Google sont l'appel vidéo en direct, l'envoi d'une vidéo enregistrée, le courrier postal — Google précise que la validation par carte postale n'est pas disponible pour tous les établissements — et le téléphone ou le SMS. Vous ne choisissez pas librement : Google vous propose les options disponibles pour votre cas. Pour un cabinet, préparez de quoi filmer l'enseigne ou la plaque, l'entrée, et un élément qui vous rattache au lieu.

L'adresse : le vrai dilemme du cabinet à domicile

C'est la question qui bloque le plus de psychologues, et la règle de Google est plus simple qu'on ne le craint — mais elle ne dit pas ce qu'on espère. Google énonce ceci : « Si vous n'accueillez pas de clients dans votre établissement (par exemple, si vous êtes un établissement de services de proximité), vous pouvez choisir de ne pas afficher votre adresse et d'indiquer la zone que vous desservez à la place. » Et en miroir : vous ne devriez masquer votre adresse que si vous êtes un établissement de services de proximité.

Le critère n'est donc pas « est-ce mon domicile », mais « est-ce que je reçois des personnes ici ». Deux conséquences concrètes :

  1. Vous recevez les patients au cabinet, même s'il est chez vous. L'adresse doit être affichée. C'est inconfortable, et c'est aussi ce qui vous rend trouvable : une fiche sans adresse ne se positionne pas sur une recherche locale de la même façon. Si cette exposition est un problème réel pour vous, la réponse n'est pas de tricher avec Google, c'est de prendre une adresse de cabinet distincte.
  2. Vous ne consultez qu'à distance, ou uniquement à domicile chez le patient. Vous pouvez masquer l'adresse et déclarer une zone desservie. Attention au détail : si vous masquez l'adresse sans indiquer de zone, Google en attribue une automatiquement, modifiable ensuite. Ne la laissez pas au hasard.

Google ne publie aucune règle propre au « cabinet à domicile » : tout se joue sur ce seul critère de l'accueil sur place. Méfiez-vous de tout conseil plus précis que ça.

La description : 750 caractères, sans lien et sans tarif

Les contraintes sont documentées et fermes. La description ne doit pas dépasser 750 caractères. N'y mettez ni URL ni code HTML — Google l'interdit explicitement. Et sur le contenu, la consigne est de vous concentrer sur les informations concernant votre établissement plutôt que sur les promotions, les prix ou les offres.

Cette dernière règle tombe bien : elle rejoint exactement ce que votre déontologie vous demande. L'article 32 du code de déontologie des psychologues prévoit que « le psychologue diffuse au public une information sur son activité professionnelle avec mesure et en référence à son titre ». Informer est permis. Vanter ne l'est pas, et Google n'en veut pas non plus.

Dans 750 caractères, ce qui mérite la place, dans cet ordre : qui vous accompagnez et pour quels motifs, en mots que le patient emploierait lui-même ; votre approche décrite concrètement, pas par son étiquette théorique ; le fait que vous recevez en cabinet ou en visio ; votre titre. Ce qui n'a rien à y faire : votre parcours universitaire complet, vos tarifs, et une adresse de site web — elle a son propre champ.

Les avis : vous ne pouvez ni les désactiver, ni les demander

C'est la différence majeure avec Doctolib, qui ne publie aucun avis public. Sur Google, les avis sont publics, ils arrivent sans votre accord, et voici ce que Google documente réellement :

  1. Vous ne pouvez pas supprimer un avis. Seul Google en retire, et seulement s'il enfreint ses règles relatives au contenu. Votre seul recours est de le signaler.
  2. Vous pouvez répondre publiquement — à condition que la fiche soit validée. Vos réponses sont elles-mêmes modérées par Google avant publication, et vous pouvez les modifier ou les supprimer ensuite.
  3. Aucun réglage documenté ne permet de désactiver les avis. Nous n'avons trouvé aucune page d'aide de Google décrivant un tel interrupteur. Partez du principe qu'il n'existe pas.

Et pourtant : vous n'irez pas solliciter d'avis. Un avis public sur la fiche d'un psychologue désigne son auteur comme patient, et le secret professionnel n'est pas au patient de le lever à votre demande. C'est précisément là que les conseils marketing génériques deviennent inapplicables chez vous.

Ce qui reste, et qui est beaucoup : répondre. Sobrement, sans jamais confirmer ni nier que la personne a été suivie par vous, sans détail clinique, sans justification. Une formule neutre qui remercie ou qui prend acte, identique pour tous. Une fiche où le professionnel répond calmement à tout, y compris à un avis désagréable, rassure davantage qu'une moyenne parfaite — et c'est le seul levier de confiance que vous actionnez vous-même.

Ce que Google dit vraiment du classement local

Beaucoup de choses circulent sur le sujet. Google documente trois facteurs, et trois seulement : la pertinence (à quel point la fiche correspond à ce qui est cherché — d'où l'intérêt d'informations complètes et détaillées), la distance (l'éloignement entre l'établissement et la personne qui cherche), et la notoriété, dont Google précise qu'elle tient notamment au nombre de sites qui renvoient vers vous et au nombre d'avis.

Lisez-le honnêtement : sur la distance, vous ne pouvez rien. Sur la notoriété, l'essentiel de ce que fait un commerce ordinaire — accumuler des avis — vous est fermé. Il vous reste la pertinence, c'est-à-dire la complétude de la fiche, et les liens vers vous depuis des annuaires professionnels et des associations. C'est là que se joue votre position, et c'est justement ce que presque personne ne remplit à fond.

Les champs qui restent vides, et qui se remplissent en vingt minutes

La catégorie principale est le premier champ à soigner. Google ne publie aucune liste officielle des catégories disponibles — elle n'est visible que dans le sélecteur, au moment où vous modifiez la fiche. Tapez donc votre profession dans ce sélecteur et prenez la catégorie la plus proche et la plus précise ; ne vous fiez pas à une liste trouvée sur un blog.

Ensuite : les horaires, parce qu'une fiche sans horaires laisse planer un doute sur une activité toujours en cours. Les attributs, dont Google précise que certains sont factuels et modifiables par vous, tandis que les attributs subjectifs proviennent des contributions des utilisateurs. La messagerie, disponible sur les fiches revendiquées et validées, à n'activer que si vous comptez répondre — et jamais pour échanger sur une situation clinique. Le lien vers votre site. Les photos : la façade et l'entrée d'abord, pour qu'on vous trouve depuis la rue.

Un point à vérifier vous-même plutôt que de nous croire : Google indique que certaines catégories seulement peuvent ajouter des liens de réservation ou de prise de rendez-vous. Si l'option apparaît sur votre fiche, un lien vers votre agenda en ligne y a toute sa place ; sinon, elle n'existe pas pour vous, et ce n'est pas un réglage caché.

L'ordre dans lequel s'y prendre ce soir

Revendiquez et validez la fiche. Réglez la question de l'adresse selon le seul critère qui compte — recevez-vous ici, oui ou non. Choisissez la catégorie la plus précise du sélecteur. Écrivez 750 caractères qui parlent du patient et non de votre CV. Mettez les horaires, le lien du site, deux photos de l'entrée. Puis répondez à tous les avis existants, de la même façon sobre.

Aucune de ces étapes ne demande de compétence technique et aucune ne coûte d'argent. Elles demandent une heure, et une décision sur l'adresse.

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